Food interview : Le miel de Rémy Glaise

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Il y a quelques temps déjà que j’avais envie de faire une place à des interviews de producteurs sur ce blog, des gens bien qui produisent des trucs bons et disons qu’à Lyon, c’est plutôt un vivier intéressant puisqu’ici manger c’est sacré. Donc, quand dans un covoiturage je rencontre Rémy, qu’il me dit qu’il est apiculteur, qu’il vient de se lancer à son compte et qu’en plus il en parle très bien, j’ai fait mon plus beau sourire de blogueuse et bim, 10 questions plus tard, j’avais mon interview. Donc on va parler de miel, ce produit que moi j’adore et que je consomme presque tous les jours, je suis d’ailleurs en train de concocter une recette où le miel est star. Donc on reste concentré encore quelques jours, en attendant, Rémy Glaise, producteur de miel nous éclaire :

 

 

© Olivia Vidil

© Olivia Vidil

  • Bonjour Rémy, peux-tu nous présenter ton métier ?

Je n’ai pas un, mais deux métiers. Je suis tout d’abord enseignant d’anglais dans une école d’Arts Appliqués à Lyon 2.  En avril, je suis devenu apiculteur. C’est une vie à deux casquettes qui me correspond bien. Il y a d’un coté le travail humain à la ville et de l’autre du temps dans la nature loin du stress. J’ai commencé l’apiculture il y a environ 5 ans. J’ai appris de façon autodidacte à l’aide de manuels mais aussi auprès d’apiculteurs. J’ai ensuite augmenté un peu mon cheptel avant d’obtenir un  BPREA Apiculture (formation CIF d’un an) dans un lycée agricole en Isère. Aujourd’hui, je suis toujours en train d’augmenter mon cheptel (malgré les pertes dues aux maladies, pesticides, etc…) à Pommier de Beaurepaire où je redonne vie à la ferme de mes grands-parents. J’espère arriver à 100 colonies d’ici 2 ans. 

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  • Qu’est-ce qui t’as donné envie de devenir apiculteur ?

Petit, j’ai accompagné un voisin sur ses ruches dans la Loire. Le souvenir de ce moment ne m’a jamais vraiment quitté. Adolescent, certains veulent des chevaux. Je voulais des ruches. 🙂

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  • Comment devient-on apiculteur ?

Il existe des diplômes et des titres pour apprendre l’apiculture. Pour devenir un bon apiculteur, je me rends compte qu’il faut de la pratique, de l’expérimentation, des erreurs et surtout des apiculteurs de référence. Je pense particulièrement à mes anciens maîtres de stage, Christophe et Julie que je consulte souvent. Il est très facile de créer du lien dans le milieu apicole. Les gens échangent volontiers sur leur passion, leur métier.

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  • Réalises-tu des activités annexes ?

Non pas pour le moment. Une amie institutrice me pousse à intervenir dans sa classe. C’est quelque chose qui m’attire énormément et qui fait écho à mon métier d’enseignant. 

  • On entend souvent dans les médias que les abeilles disparaissent, et que cela représente une catastrophe pour l’écologie, qu’en penses tu, et que pouvons nous faire à notre niveau ?

Je ne me sens pas encore assez expert pour donner un avis tranché sur la question. Je pense que cela vient de plusieurs facteurs : maladies, pollution, insecticides, sécheresse, mais aussi de la mauvaise utilisation des médicaments par les apiculteurs eux-même. Je dirais donc un mélange de tout cela.

  • Quelles sont les fleurs que tes abeilles butinent ? Produis-tu plusieurs sortes de miels ?

Je produis pour le moment 4 types de miel :

– Miel de printemps : pissenlit, pommier, cerisier, et colza

– Miel d’acacia

– Miel de châtaignier

– Miel de montagne : prairies fleuries de Chartreuse (+ de 1000 m d’altitude)

© Olivia Vidil

© Olivia Vidil

  • Comment choisir un bon miel quand on n’y connaît rien ? 

Tout dépend des goûts de chacun. Pour les gens qui aiment les miels forts, je conseille le miel de châtaignier ou de montagne. Pour les amateurs de touches florales et discrètes, le printemps ou l’acacia.

  • As-tu une recette préférée à réaliser avec du miel ?

Non, mais j’attends de voir ce que tu peux faire !

——> Ndlr : Surprise la semaine prochaine pour une recette au miel sur le blog !

  • Quels sont tes projets pour la suite, tes rêves, tes envies ?

Pour l’instant, je souhaite augmenter mon cheptel et produire chaque année un peu plus de miel tout en gagnant en expérience, confort de travail et rapidité. Je ne souhaite pas arrêter d’enseigner pour le moment car j’ai besoin du contact avec l’autre et de communiquer. Je souhaite trouver un équilibre entre ces deux casquettes. Un de mes idéaux serait d’avoir un revendeur à Londres. Cela me permettrait de mélanger mes deux passions : l’anglais et l’apiculture.

Pour l’instant je suis plus citadin mais étant originaire d’un petit village je sens souvent l’appel du calme et de la solidarité campagnarde. Un déménagement n’est pas programmé dans les mois à venir mais c’est une aspiration pour plus tard.

  • Où peut-on acheter et/ou commander ta production de miel ? 

On peut l’acheter directement à la ferme, auprès de moi et en entreprise. J’ai un revendeur sur Lyon : A Chacun Sa Tasse, 2 rue du Griffon dans le 1 er (d’autres sont en pourparler).

C’est un salon de thé super sympa dans les pentes de la Croix Rousse. Les patrons sont super aimables et attentionnés en plus.

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Retrouvez Rémy et toutes les infos sur son miel sur sa page Facebook

Courrez acheter un pot de miel chez A Chacun sa Tasse !

Interview d’expat : Marion from Lisbonne

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Une virée à Lisbonne en perspective ? Voici de quoi préparer un chouette week-end avec toutes les adresses locales de Marion, qui est en fait ma cousine, globe-trotteuse et brillante étudiante. Elle a pris au pied de la lettre l’expression « les voyages forment la jeunesse ». Déjà envolée vers d’autres horizons, cette interview est l’occasion de revenir sur cette parenthèse portugaise, qui donne bien envie de booker un billet pour Lisbonne et ses rues ensoleillées !

  • D’ou viens tu et qui es-tu ?

lisbonne_interviewJe m’appelle Marion j’ai 23 ans. Je suis née à Madagascar où je suis restée jusqu’à mes 18 ans puis j’ai déménagé à Paris pour étudier, je suis maintenant en Master Marketing & Stratégie. Dans mon parcours j’ai eu l’opportunité et il fallait un peu la provoquer, de partir à l’étranger de nombreuses fois, en stage à l’ile Maurice, au Brésil plusieurs mois, à Lisbonne pendant un an et maintenant je suis à Berlin jusqu’en 2016.

  • Combien de temps es-tu restée à Lisbonne, et pourquoi t’y es tu installée ?

Je suis allée à Lisbonne pour étudier, un an d’Erasmus, je cherchais une destination en Europe, pas trop loin de Paris, mais avec un tout autre mode de vie, beaucoup plus centré sur l’extérieur, évidemment puisqu’il fait beau , et surtout près de la mer ! L’année où je suis partie je me suis passionnée pour le portugais que j’ai appris sur le tas au Brésil puis je suis directement retournée du Brésil à Lisbonne pour m’installer.

  • A quoi ressemblent les rue de Lisbonne, les restos, les bars… ?

C’est une ville très pittoresque, de petites rues en pavé. Il y a beaucoup de relief, c’est une ville faite de sept collines donc on a de nombreux points de vue en hauteur, elle a un tramway emblématique « Electrico » il s’appelle et il fait tout de suite voyager dans les années 50. Il y a un côté un peu alternatif à Lisbonne, c’est un pays en crise, ça se voit mais c’est aussi l’aspect délabré qui fait l’âme de la ville, et tous ces immeubles abandonnés vont bientôt être rénovés car Lisbonne est vraiment la ville à la mode en ce moment… Les restaurants sont toujours petits et intimistes, sombres souvent, et ont toujours le côté traditionnel portugais. La ville a plusieurs emblèmes, il y a le Cristo Redentor qui ressemble au Christ de Rio, qui surplombe la ville de l’autre côté du fleuve, et il y a le Ponte do 25 abril, qui est un pont rouge, sur le modèle de celui de San Francisco. Ensuite, bien sur on a des églises et des palais emblématiques également.

restaurant Lisbonne

restaurant Lisbonne

  • Quelle a été ta plus grande découverte culinaire là-bas ?

Les pasteis de Belem, de petites pâtisseries, avec une pâte feuilletée, un gout vanillé, un peu comme une crème brulée peut-être, mais seuls les moines ont le secret depuis des centaines d’années de la recette ! La seule pâtisserie connue qui s’en approche sont les pasteis de Nata qu’on peut trouver dans toutes les boulangeries.

patisserie lisbonne

  • Quelle est la recette que tu aimais cuisiner ou le plat que tu aimais manger qui te rappelait un peu la maison ?

Les farcis niçois. C’est un peu ma recette phare, je ne cuisine pas tellement, mais ce plat là il plait toujours à tout le monde, spécialement à l’étranger où les gens ont des attentes élevées en ce qui concerne la cuisine française. On a plusieurs fois fait des diners pays, ou chacun cuisine quelque chose de son pays, les suédois faisaient des meatballs, ou du « pulled pork » qui est fondant et cuit pendant 10 heures, les allemands des sauerkraut évidemment, les portugais cuisinaient du bacalhau, de la morue, en beignets, les espagnols une paella… C’était assez folklorique, une vraie auberge espagnole finalement !

gastronomie lisbonne

  • Une bonne adresse à partager ?

Primeiro Andar, une adresse cachée au fond d’une ruelle sombre, il faut entrer par un terrain de basket ou une école de danse, c’est super amusant parce qu’on se demande ou on va et on termine dans un restaurant très original, une ambiance un peu comme a la maison, de la musique, de jeunes serveurs très avenants, et des petits plats à partager, des « petiscos » comme on les appelle là bas. Il y avait toujours un évènement spécial, soirée hip hop, concert live de hard rock avec une chanteuse qui cassait des verres par terre, séance de lecture par un orateur… de tout ! Une adresse 100% alternative de Lisbonne et des prix incroyables. En tout cas si quelqu’un a l’occasion d’aller là bas je recommande les « tibornas » qui sont des bruschettas portugaises, et bien sur la sangria brancha faite avec du vin blanc et des fruits plein de goûts ! Photo du resto:

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Sinon il y a un restaurant appelé Casa Cabaças qui fait une viande cuite sur de la pierre chaude délicieuse: Naco na Pedra

restaurant Lisbonne

  • Un ingrédient que tu as découvert à Lisbonne et dont tu ne peux plus te passer ?

On a cuisiné de nombreuses fois au Porto. Sinon les fruits de mers et notamment les coquillages font souvent partie des repas là bas !

  • Quelles sont les tendance culinaires en matière de street food ?

Les gens là bas prennent vraiment le temps de faire les choses, ce n’est pas une ville ou on ressent du stress, pas du tout ! Les gens restent des heures sur les terrasses à prendre des verres ou déjeuner au soleil, et ce même en hiver. En fait, je n’ai jamais vu des gens manger sur le pouce, la gastronomie est très importante pour les portugais et ils prennent le temps de l’apprécier je pense. Si on a une petite faim, on entre dans une « pastelaria », une boulangerie/patisserie et on prend un petit en-cas à emporter, des feuilletés jambon fromage, « folhado misto » ou des « croquetes », presque comme en français ce sont des petits roulés de purée, et viande ou fromage, frits avec de la chapelure… délicieux !

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  • Quel et le petit-déjeuner type à Lisbonne ?

Le Pequeno almoço reste très européen, ce sont les même habitudes que nous avons en France, un café, des tartines… Pour moi, toujours un jus d’orange pressé le matin, car les fruits là bas avec le soleil sont vraiment bons…

Interview d’expat : Fiona from Montréal

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fionaUn petit tour à Montréal ça vous chauffe ? C’est Fiona qui fait visiter, copine de cours et blogueuse mode sur Fiona on the Road elle nous parle de sa nouvelle ville d’adoption entre neige et hot spots branchés, ça donne envie de traverser un océan !

 

 

  • D’ou viens tu et qui es-tu ?

Je m’appelle Fiona et je suis originaire de Lyon. Aujourd’hui j’habite à Montréal et ce depuis maintenant presque 2 ans (comme le temps passe vite !) Je suis étudiante en Maîtrise en communication à l’Université de Montréal. Et à mes heures perdues (bien que j’en ai peu), j’en profite pour passer du temps avec mes amis, mon chéri, pour me défouler « au gym », comme ils disent, et puis pour découvrir de nouveaux endroits (il faut dire que les cafés branchés ça ne manque pas ici !)

  • De ta fenêtre on voit quoi ?

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On voit de la neige… Eh oui c’est censé être le printemps mais bon Montréal a décidé d’être capricieuse parce que bon 6 mois de neige ça ne suffit pas hein ! Sinon je suis située dans une rue plutôt calme avec des condos : c’est le nom donné ici aux maisons qui ressemblent d’ailleurs énormément à celles que l’on peut voir à New York.

  • T’as mangé quoi hier soir ?

Hier soir c’était nouilles sautées maison ^^ : avec brocolis, poivrons, tofu, un peu de sauce soja, de sauce piquante et quelques graines de sésame

  • Quelle est la recette que tu aimes cuisiner ou le plat que tu aimes manger qui te rappelle un peu la maison ?

Le gâteau aux pommes un truc tout simple mais qui me rappelle les dimanches après-midi chez moi (bon après on ne cite pas tous les fromages, le vin et autres mets extrêmement chers ici !)

  • Un bon plan food vers chez toi ?

“Le petit Alep”: un restaurant syrien et arménien qui prépare de délicieux pitas pour une dizaine de dollars. Mon préféré est le Sabanegh and cheese aux épinards, à la coriandre et fromage d’Alep. Sinon je vis à côté de la petite Italie donc autant dire que les restaurants ne manquent pas (mention spéciale à la Pizzeria Pomodoro)

  •  « Si j’étais une tarte je serais… »

Une tarte citron meringuée pour l’acidité du citron et la douceur de la meringue !

  • Un ingrédient que tu as découvert ici et dont tu ne peux plus te passer ?

Le miso pour les soupes chinoises mais je pourrais aussi ajouter le kâle, délicieux en salade, et les graines de chia pour apporter du tonus aux smoothies.

  • De quoi se nourrit le jeune branché qui sort downtown ici ?

Il est omnivore ! Disons que Montréal (on l’a appris ici) compte plus de restaurants que New York (au prorata par rapport au nombre d’habitants). Donc on y trouve vraiment une cuisine des quatre coins du monde (même des restaurants lyonnais !) Mais disons que le Montréalais se « nourrit » plus selon un planning : les midis rapides seront accompagnés de sandwichs (appelés sous-marins) ou bien de nouilles thaï, les soirs entre amis ce sera des pubs branchés qui proposent des plats déli (grill-cheese, burger …) et les dimanches midi c’est brunch en famille. Et bien sûr les fins de soirée se passent à la Banquise, place incontournable ici ouverte 24h/24 et qui propose plus d’une trentaine de poutines (plat symbolique du Québec) différentes !

–> la Reine des Tartes ajoute qu’à Lyon, on peut aller goûter la poutine (des frites recouvertes de fromage et d’une sauce) chez Frites Alors !

  • Ta recette préférée du moment ?

Le cake sans gluten à la banane : parfait pour le petit-dej’ ou bien en tant qu’encas « avant-sport »

Recette et photo prises sur le blog "Il faut jouer avec la nourriture"

Recette et photo prises sur le blog « Il faut jouer avec la nourriture »

Ingrédients :

1/2 tasse de farine de riz brun

1/2 c. à thé de poudre à pâte

1 c. à thé de bicarbonate de sodium

1/2 c. à thé de sel

3 grosses bananes (ou 4 petites)

1/2 tasse d’huile de canola ou végétale neutre

1/2 tasse de cassonade tassée

2 gros oeufs (ou l’équivalent en substitut d’oeufs)

2 c. thé d’extrait de vanille (la mienne est d’excellente qualité, pas besoin d’en mettre autant)

1/2 tasse de boisson de riz (ou de soja ou autre)

Préparation :

Préchauffer le four à 180°. Dans un bol, mélanger les ingrédients secs. Dans un autre bol, liquéfier au pied mélangeur les bananes, puis ajouter l’huile, la cassonade, la vanille et les oeufs. Ajouter la moitié du mélange sec, battre, puis ajouter la boisson de riz (ou le lait), pour finir avec le reste des ingrédients secs en battant jusqu’à consistance homogène. Remplir des moules de silicone ou encore des petits moules à muffin ou à cake antiadhésifs ou garnis de moules en papier. Cuire au centre du four de 20 à 25 minutes selon les moules. Attendre 15 minutes avant de démouler délicatement. Manger chaud ou froid !

  • Le mot de la faim ?

Maintenant j’ai faim ! Ça tombe bien il est midi … à table !

Merci beaucoup à Fiona !! Moi ça me donne envie d’aller goûter la poutine sur la Banquise et de passer faire un bisous à Xavier Dolan 🙂 En attendant d’y être, allez faire un tour sur son blog Fiona on the Road pour un aperçu de la vie côté mode à Montréal ! 

Interview d’expat : Julie from Sydney

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Cette fois-ci c’est Julie qui répond à la food interview. Julie vient de Lyon mais on s’est rencontrées dans un bateau au large de la Thailande, en chemin pour Koh Phi Phi, de quoi parler un peu du pays tout en se trémoussant sur les plages festives de Phi Phi, on s’en souvient hein Julie : ) Bref, désormais elle est australienne, et visiblement elle le vit bien :

 D’ou viens tu et qui es-tu ?

Je m’appelle Julie, je vis à Sydney depuis 2 mois, j’ai quitté mon travail à Lyon il y a quelques mois pour voyager en Asie du Sud-Est et avec le projet de venir m’installer en Australie ensuite.

  • De ta fenêtre on voit quoi ?

De ma fenêtre on peut admirer les grands buildings du centre ville de Sydney.

  • T’as mangé quoi hier soir ?

Hier soir j’ai mangé des sushis.

  • Quelle est la recette que tu aimes cuisiner ou le plat que tu aimes manger qui te rappelle un peu la maison ?

Le plat qui me rappelle le plus la France, je dirais les pâtes, ici je choisis plutôt la rapidité et la facilité !

  • Un bon plan food vers chez toi ?

Les bons plans food ici je dirais que ça concerne la cuisine asiatique, il ya des resto chinois, thaï, à tous les coins de rue, on y mange bien et pour pas cher.

  • « Si j’étais une tarte je serais… »

Je serais une tarte à la framboise.

  • Un ingrédient que tu as découvert ici et dont tu ne peux plus te passer ?

Je ne peux plus me passer des gâteaux TimTam comme la plupart des français ici, ce sont des gâteaux sec australiens déclinés en plusieurs parfums, un régal !

—> la Reine des Tartes ajoute que les TimTam sont désormais en vente en France chez Monop et Cora, que tous les pays du Pacifique en sont fous, et qu’en Indonésie il existe une saveur fromage.

  • De quoi se nourrit le jeune branché qui sort downtown ici ?

Les jeunes branchés de Sydney mangent en général dans des fast food, particulièrement Hungry Jack’s c’est le Burger King australien.

  • Le mot de la faim ?

A parler de mes petits gâteaux TimTam j’en ai envie maintenant et je viens de m’apercevoir que je n’en ai plus chez moi donc je vais filer en acheter !

Merci Julie !!

Interview d’expat : Léa from Shangai

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Un peu de dépaysement avec Léa qui est expat à Shangai ! Je suis particulièrement happy de publier cette interview car elle témoigne d’un petit coup de folie bien réussi dans la vie de ma ptite Léa, qui a surpris tout le monde en partant là-bas ! Donc bravo et maintenant passons aux choses sérieuses, qu’est-ce qu’on mange à Shangai ??

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  • D’où viens tu et qui es-tu ?

Léa, jeune blondinette, originaire de la région Rhône-Alpes. Communicante de profession j’ai souvent plein d’idées qui fusent dans ma caboche. Il y a quatre mois, il y en a une qui est sortie du lot : partir travailler en Chine. Aussitôt dit, aussitôt fait. Bon, nous sommes d’accord, cela ne s’est pas totalement passé comme cela, mais nous allons faire comme-ci en claquant des doigts (telle Marie Poppins), nous avions visa, valise et adieu de fait. Concernant mes hobbies, tout ce qui est nouveau, la cuisine, la famille, les amis, les voyages. Mes phobies, naaan vraiment… elles sont inavouables !

  • De ta fenêtre on voit quoi ?

Petite curieuse ! Au premier plan, je vois la magnifique terrasse en bois faite par mon chéri (je suis pour la paix des ménages). Plus sérieusement, j’ai une vue incroyable sur les plus importantes tours de Pudong à Shanghai : Oriental Pearl Tower,  World Trade Center. Ces tours sont à l’image et à la popularité de notre Tour Eiffel, ou notre Arc de Triomphe.

Le petit plus : à la tombée de la nuit, nous avons un spectacle de jeux de lumière sur chacune des tours. Paysage magnifique garanti !

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  • T’as mangé quoi hier soir ?

Hier soir j’ai mangé au Simply Thai.

  • Quelle est la recette que tu aimes cuisiner ou le plat que tu aimes manger qui te rappelle un peu la maison ?

Sans hésitation : les quenelles de Lyon. Comme vous pouvez l’imaginer, les quenelles sont introuvables dans les pays étrangers et encore plus en Chine. Après une centaine d’appels désespérés de mon estomac, j’ai pris les choses en main et je me suis mise à apprendre à en faire. A moi, les quenelles home-made sauce Nantua, sauce moutarde, sauce tomate-basilic…

  • Un bon plan food vers chez toi ?

Aie Aie Aie moi qui voulait le garder pour moi !
Il s’agit d’un restaurant italien, tenu par un italien en personne (oui oui). Tout est fait maison ! La finesse de la décoration se retrouve dans l’atmosphère du restaurant jusqu’à la préparation des plats. Mon repas fétiche, (et on ne peut plus classique je vous l’accorde) : calzone accompagnée d’une salade, et panna cotta à la fraise.

  • « Si j’étais une tarte je serais… »

Heureusement que nous sommes sur un blog culinaire, car cette question est limite (sourire). Mon cher et tendre raffole de ma tarte moutarde // gruyère // jambon // tomate. Rapide à faire et à manger.

  • Un ingrédient que tu as découvert ici et dont tu ne peux plus te passer ?

Le curry vert. Mon premier poulet au curry vert m’a donné l’impression d’être Fiona dans Shreck. C’est une épice qui relève énormément la sauce, donc il ne faut pas oublier de commander du riz à coté pour ne pas avoir la bouche en feu.

  • De quoi se nourrit le jeune branché qui sort downtown ici ?

De tout !! Shanghai offre un panel de restaurant vraiment très très varié (Coréen, Indien, Thailandais, Japonais, Chinois, Français, Américain, Indonésien etc). L’essentiel des cuisines du monde est accessible, il faut juste être attentif (ou pas) sur les conditions d’hygiènes. Les food-trucks chinois sont très répandus.  Ils permettent de déguster rapidement et à petit prix les spécialités chinoises : brochettes de viande (poulet en général) ou de poisson (calamar), dumpling, baozi, nooddle…

  • Ta recette préférée du moment ?

En ce moment, je suis friande des MeatBalls (肉丸). C’est simple et délicieux. 

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Pour 50 MeatBalls

  • Ingrédients :

500 g d’émincés de boeuf
500 g d’émincés de porc
1 oeuf
1 c. à soupe de romarin frais
2 c. à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre

  • Préparation :
  1. Mélanger bien les éminces de boeuf et de porc et ajouter un à un tous les autres ingrédients.
  2. Façonner des boules à la main.
  3. Disposer dans un plat, que vous laisserez cuire 20 min à 180 degrés.

A déguster en apéro ou en salade, avec la sauce de votre choix. J’ai une préférence pour la sauce barbecue ou guacamole.

(source de l’image rasamalaysia.com)

  • Le mot de la faim ?

Il est 15h et cela m’a ouvert l’appétit. Merci La Reine des Tartes.

Interview d’expat : Anna from London

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Cette fois, on va prendre le petit déj à Londres avec my friend Anna ! On s’est rencontrées pendant nos études à Montpellier et, comment dire, on est un peu Sista’ de cuisine t’as vu ! Donc pour toutes les soirées sushis, burgers, bagels, cheese-cakes et même purée de potimarron/lentilles corail (ouais une fois elle m’a fait ça et c’était bon !) je lui fais totalement confiance pou nous donner une chouette vision de Londres version food.  Et puisque c’est la Chandeleur, ses pancakes tombent à pic pour un dimanche en mode série/canapé/couette/miam, right ?

So, Up to you Fidji !!

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  • D’ou viens tu et qui es-tu ?

Anna, 24 ans tout frais, graphiste basée à Londres. J’ai la bougeotte et le fouet (de cuisine) facile. Et souvent je fais des blagues que je suis seule à comprendre !!

  • De ta fenêtre on voit quoi ?

Londres c’est urbain (sans blague !) et ce n’est pas toujours très beau de nos fenêtres. De chez moi, je vois la rue d’un côté et des jardins de l’autre.

  • T’as mangé quoi hier soir ? 

Une salade composée (tomate-kale-poivron-blanc de poulet) et un mugcake à la banane.

  •  Quelle est la recette que tu aimes cuisiner ou le plat que tu aimes manger qui te rappelle un peu la maison ? 

La ratatouille et les crêpes !

  • Un bon plan food vers chez toi ? 

Pas juste en face de chez moi mais pas super loin non plus hein. THE BREAKFAST CLUB, ça vaut les capital letters ! Une enseigne de restos dans Londres qui comme son nom l’indique est un peu spécialisé dans mon repas préféré. American pancakes, french toasts, eggs, j’en passe et des meilleures. C’est tellement bon que des fois on fait la queue pendant 1h pour pouvoir y manger, et je te laisse imaginer le temps par ici à cette période de l’année. Mais ça le vaut !

  • « Si j’étais une tarte je serais… »

Une banoffee pie, une tarte à la myrtille et une tarte à la citrouille. Toutes à la fois s’il te plaît !

  • Un ingrédient que tu as découvert ici et dont tu ne peux plus te passer ?

Le peanut butter ou beurre de cacahuète, PB pour les intimes ! Pas vraiment découvert ici mais dur de m’en passer depuis que j’ai découvert la version bio et healthy, sans rien ajouté, juste à base de cacahuètes donc.

  • De quoi se nourrit le jeune branché qui sort downtown ici ? 

L’Angleterre a dû embrasser sa réputation pour sa mauvaise gastronomie, parce qu’ici les fast-foods étrangers pululent. Si tu cherches à te nourrir en rentrant de soirée à 3h du matin, tu n’as que l’embarras du choix entre bars à nouilles, burgers&dogs, échope à pizza etc.

  •  Ta recette préférée du moment ? 

Comme mentionné plus haut, pour moi le petit déjeuner c’est la vie, alors j’expérimente et invente toutes sortes de combinaisons dans ces deux catégories : pancakes et pain perdu

Comme en plus je suis une grande indécise, je te donne les deux, dans leur version la plus basique ! À ton tour d’expérimenter  :

Les Pancakes – pour 3 pancakes

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  • ½ banane écrasée + 1 blanc d’œuf ou 1 oeuf entier
  • 4 cuillères à soupe de farine d’avoine (flocons d’avoine réduits en poudre au robot)
  • 1 cuillère à soupe de yaourt à la grecque
  • ½ cuillère à café de levure
  • sucre selon le goût
  • Du lait d’amande pour délier un peu

Mélanger tout ensemble. Dans une poêle, faire fondre un peu d’huile de noix de coco et cuire les pancakes environ 2 minutes de chaque côté.

Ça passe tout seul avec des fruits et du yaourt à la vanille, ou arrosé de sirop d’érable ou d’agave ! (Pour la version photographiée, j’ai ajouté une cuillère à café de thé matcha.)

French toast du matin

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Le pain perdu que ma mamie me faisait quand j’étais petite m’a laissé un souvenir impérissable. Je l’ai adaptée pour un petit déjeuner vite fait bien fait :

  • 1 œuf
  • lait d’amande
  • sucre selon le goût
  • cannelle selon le goût
  • 2 ou 3 tranches de pain de mie complet (ou autre)

Dans une assiette creuse, mélanger l’œuf, le lait avec la cannelle et/ou le sucre.

Faire chauffer la poêle avec une noisette d’huile de coco.

Tremper les tranches de pain dans le mélange œuf/lait en les imbibant bien et cuire dans la poêle chaude quelques minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.

À servir chaud avec des fruits, arrosé de sirop d’érable ou d’agave, avec du bacon ou juste tel quel !

 N.B. : Si tu as la chance de digérer le lactose et le gluten, tu peux sans problème remplacer dans la recette lait et farine par du lait de vache et de la farine de blé. 

  •   Le mot de la faim ? 

Je ne peux rien dire, c’est impoli de parler la bouche pleine !

Anna c’est ma coupine et elle est graphiste elle aussi, alors je balance son site web qui est so cool lui aussi :

www.annafidji.com

Interview d’expat : Nathalie from Noumea, Nouvelle-Calédonie

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Il fallait au moins la Calédonie pour inaugurer cette section du blog ! Mon voyage là-bas étant terminé depuis quelques jours, je fais des prolongations grâce à Nathalie, grande soeur d’une very good friend of mine, qui vit parmi les cocotiers et s’est prêtée au jeu de l’interview culinaire. Noumea c’est autant la diversité ethnique que culinaire, donc manger calédonien, c’est un peu manger cosmopolite, Mélanésien, Indonésien, Australien… et même Breton !

Alors promis je le ferais pas à chaque fois, mais comme je connais un tout petit peu maintenant Noumea, j’ai eu envie de répondre à mes propres questions, /Je ne suis pas folle vous savez, Bonsooooir/ et puis oh, je suis la Reine, alors f*$% that !

D’ou viens-tu et que fais-tu ici ? 

– N : Je viens de métropole, plus précisément de Perrex dans l’AIN 01. Je suis arrivée il y a 3 ans maintenant, avec Stéphane et Axel notre fils qui avait 1 an ½ à l’époque. Nous avons tout quitté en France, nos familles, mon ami tenait une agence immobilière ORPI à Vonnas 01 et notre villa que nous avons vendue. Bref, avons tout clôturé…jusqu’à nos comptes bancaires…

De ta fenêtre on voit quoi ?  (Photo please)

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– N : Alors, j’ai pas la vue mer…mais on est dans les beaux quartiers (l’Anse Vata) et on vient d’acheter un bateau…

Quelle est la recette que tu aimes cuisiner ou le plat que tu aimes manger qui te rappelle un peu la maison ?

– N : Alors la recette que j’aime faire : le pavlova, un dessert russe il me semble !! A base de meringue, chantilly et fruits rouges. Sa spécificité est d’être croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur, un délice…

Un plat que j’adore ici la salade tahitienne, mais cela ne me rappelle pas la maison, vers chez nous c’était plutôt des poulets à la crème…ou des grenouilles…

Un bon plan food vers chez toi ?

-N : La crêperie bretonne (leur crêpe MARGOUILLAT est un délice, pomme compote en morceaux chaude et frangipane) avec 1 boule de glace vanille !!

– la Reine des Tartes : La Balinaise ! Un food truck en mode local, cuisine indonésienne, une tuerie le boeuf pimenté et le poulet indonésien. Alors un conseil de VRAI ami : commander une « demi-portion », sinon tu décédera d’explosion ventrale, c’est qu’ils sont généreux là-bas !

« Si j’étais une tarte je serais… »

– N : Une tarte normande ou tarte à la fraise/chantilly…

Un ingrédient ou un plat que tu as découvert ici et dont tu ne peux plus te passer ? 

– N : Le lait de coco.

la Reine des Tartes : ah oui tout pareil ! le lait de coco c’est la vie ! J’en mets dans tous mes plats depuis mon retour et le riz blanc au jasmin aussi.

La street food à Nouméa, ça ressemble à quoi ?

– N : Très déçue justement, manque d’originalité et de saveurs…

– la Reine des Tartes : Il y a une spécialité street-food que j’ai beaucoup aimé : les barquettes, plats asiatiques et mélanésiens variés (poulet laqué, salade tahitienne, nems, crevettes…) à emporter, ça s’achète dans les épiceries (présentes partout dans la ville et aussi en brousse) beaucoup de gens mangent cela au déjeuner, ça remplace un peu notre sandwich/salade de la pause dej’. Tu peux aussi acheter des barquettes de fruits frais, ananas, raisins, pastèque, trop bons.

Ta recette préférée du moment ?

– N : En ce moment je teste beaucoup grâce à Marmiton, pas de recette en particulier, je suis en mode régime…

 Le mot de la faim ? 

– N : Avec tout ça,  je vais manger maintenant…Bon appétit les amis !

– la Reine des Tartes : Amis obsessionnels de l’Oreo, la Calédonie est ta patrie, vraiment. C’est quand même le truc improbable, mais dans la moindre supérette de brousse, avec à peine 3 brosses à dents en stock, ils ont quand même un rayon Oréo qui t’en bouche un coin ! Myrtille, beurre de cacahuète, fraise… C’est la fête quoi !

*Il y a une explication tout de même, l’Australie étant proche, ils importent beaucoup de produits australiens, qui se rapprochent eux-même des produits américains, d’où la Oréo-attitude.