Food interview : Le miel de Rémy Glaise

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Il y a quelques temps déjà que j’avais envie de faire une place à des interviews de producteurs sur ce blog, des gens bien qui produisent des trucs bons et disons qu’à Lyon, c’est plutôt un vivier intéressant puisqu’ici manger c’est sacré. Donc, quand dans un covoiturage je rencontre Rémy, qu’il me dit qu’il est apiculteur, qu’il vient de se lancer à son compte et qu’en plus il en parle très bien, j’ai fait mon plus beau sourire de blogueuse et bim, 10 questions plus tard, j’avais mon interview. Donc on va parler de miel, ce produit que moi j’adore et que je consomme presque tous les jours, je suis d’ailleurs en train de concocter une recette où le miel est star. Donc on reste concentré encore quelques jours, en attendant, Rémy Glaise, producteur de miel nous éclaire :

 

 

© Olivia Vidil

© Olivia Vidil

  • Bonjour Rémy, peux-tu nous présenter ton métier ?

Je n’ai pas un, mais deux métiers. Je suis tout d’abord enseignant d’anglais dans une école d’Arts Appliqués à Lyon 2.  En avril, je suis devenu apiculteur. C’est une vie à deux casquettes qui me correspond bien. Il y a d’un coté le travail humain à la ville et de l’autre du temps dans la nature loin du stress. J’ai commencé l’apiculture il y a environ 5 ans. J’ai appris de façon autodidacte à l’aide de manuels mais aussi auprès d’apiculteurs. J’ai ensuite augmenté un peu mon cheptel avant d’obtenir un  BPREA Apiculture (formation CIF d’un an) dans un lycée agricole en Isère. Aujourd’hui, je suis toujours en train d’augmenter mon cheptel (malgré les pertes dues aux maladies, pesticides, etc…) à Pommier de Beaurepaire où je redonne vie à la ferme de mes grands-parents. J’espère arriver à 100 colonies d’ici 2 ans. 

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  • Qu’est-ce qui t’as donné envie de devenir apiculteur ?

Petit, j’ai accompagné un voisin sur ses ruches dans la Loire. Le souvenir de ce moment ne m’a jamais vraiment quitté. Adolescent, certains veulent des chevaux. Je voulais des ruches. 🙂

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  • Comment devient-on apiculteur ?

Il existe des diplômes et des titres pour apprendre l’apiculture. Pour devenir un bon apiculteur, je me rends compte qu’il faut de la pratique, de l’expérimentation, des erreurs et surtout des apiculteurs de référence. Je pense particulièrement à mes anciens maîtres de stage, Christophe et Julie que je consulte souvent. Il est très facile de créer du lien dans le milieu apicole. Les gens échangent volontiers sur leur passion, leur métier.

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  • Réalises-tu des activités annexes ?

Non pas pour le moment. Une amie institutrice me pousse à intervenir dans sa classe. C’est quelque chose qui m’attire énormément et qui fait écho à mon métier d’enseignant. 

  • On entend souvent dans les médias que les abeilles disparaissent, et que cela représente une catastrophe pour l’écologie, qu’en penses tu, et que pouvons nous faire à notre niveau ?

Je ne me sens pas encore assez expert pour donner un avis tranché sur la question. Je pense que cela vient de plusieurs facteurs : maladies, pollution, insecticides, sécheresse, mais aussi de la mauvaise utilisation des médicaments par les apiculteurs eux-même. Je dirais donc un mélange de tout cela.

  • Quelles sont les fleurs que tes abeilles butinent ? Produis-tu plusieurs sortes de miels ?

Je produis pour le moment 4 types de miel :

– Miel de printemps : pissenlit, pommier, cerisier, et colza

– Miel d’acacia

– Miel de châtaignier

– Miel de montagne : prairies fleuries de Chartreuse (+ de 1000 m d’altitude)

© Olivia Vidil

© Olivia Vidil

  • Comment choisir un bon miel quand on n’y connaît rien ? 

Tout dépend des goûts de chacun. Pour les gens qui aiment les miels forts, je conseille le miel de châtaignier ou de montagne. Pour les amateurs de touches florales et discrètes, le printemps ou l’acacia.

  • As-tu une recette préférée à réaliser avec du miel ?

Non, mais j’attends de voir ce que tu peux faire !

——> Ndlr : Surprise la semaine prochaine pour une recette au miel sur le blog !

  • Quels sont tes projets pour la suite, tes rêves, tes envies ?

Pour l’instant, je souhaite augmenter mon cheptel et produire chaque année un peu plus de miel tout en gagnant en expérience, confort de travail et rapidité. Je ne souhaite pas arrêter d’enseigner pour le moment car j’ai besoin du contact avec l’autre et de communiquer. Je souhaite trouver un équilibre entre ces deux casquettes. Un de mes idéaux serait d’avoir un revendeur à Londres. Cela me permettrait de mélanger mes deux passions : l’anglais et l’apiculture.

Pour l’instant je suis plus citadin mais étant originaire d’un petit village je sens souvent l’appel du calme et de la solidarité campagnarde. Un déménagement n’est pas programmé dans les mois à venir mais c’est une aspiration pour plus tard.

  • Où peut-on acheter et/ou commander ta production de miel ? 

On peut l’acheter directement à la ferme, auprès de moi et en entreprise. J’ai un revendeur sur Lyon : A Chacun Sa Tasse, 2 rue du Griffon dans le 1 er (d’autres sont en pourparler).

C’est un salon de thé super sympa dans les pentes de la Croix Rousse. Les patrons sont super aimables et attentionnés en plus.

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Retrouvez Rémy et toutes les infos sur son miel sur sa page Facebook

Courrez acheter un pot de miel chez A Chacun sa Tasse !

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