L’huile de coco : la fabrication à Bali

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Pendant mon dernier séjour à Bali, toujours et encore à l’affût de noix de coco et de tout dérivé de ce miracle de la nature, j’ai eu la chance d’être invitée à découvrir le processus de fabrication de l’huile de coco. Local, et ultra-artisanal, ce procédé est en fait assez simple, même si un certain tour de main est nécessaire, of course, mais j’ai eu un très bon professeur ! J’ai donc eu droit à un cours particulier en plein milieu d’une cocoteraie, voici ce que j’en ai retenu :

 

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1. Les noix de coco utilisées sont des noix mûres, avec la coque marron. Donc la première étape est de casser les noix et de séparer la chair de la coque.

 

 

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2. La chair est râpée finement, avec le hachoir du village, dont tout le monde se sert pour faire son huile.

 

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3. On ajoute de l’eau à la chair de coco râpée, puis avec les mains, il faut presser le mélange, pour en faire sortir le lait.

 

 

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// Là c’était la pause « eau de coco », donc une petite pièce donnée au « grimpeur » qui nous détache quelques noix fraîches à boire direct dans la coco, what else sérieux. //

 

 

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4. La chair de coco une fois bien essorée est filtrée est mise de côté. Le lait et l’eau mélangés sont mis sur le feu et portés à ébullition. Il faut laisser bouillir environ 1h, petit à petit l’eau va s’évaporer et l’huile remonter à la surface.

 

 

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5. Deux matières se distinguent donc, l’huile au dessus, et les protéines de coco qui forment un espèce de lait caillé.

 

 

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6. Avec une demi coque de noix de coco, elle récupère délicatement l’huile sans attraper les protéines de lait.

 

 

coco_97. Pour nettoyer l’huile et la rendre moins trouble, elle refait bouillir quelques minutes l’huile, qui se conservera très bien car elle est purifiée de toute particule étrangère.

L’huile est prête, on a obtenu l’équivalent de 45cl d’huile, pour environ 8 noix de coco utilisées.

 

A Bali, l’huile de coco sert comme huile de cuisson, pour les oeufs, la viande, le nasi goreng, c’est vraiment leur huile de base, contrairement à nous qui l’utilisons plutôt pour les pâtisseries, ou comme huile pour le corps. Imaginez votre tête si devant vous quelqu’un ouvrez une bouteille d’huile de friture Fruidor et s’en enduisait les jambes, c’est exactement la réaction des balinais quand j’ai moi-même mis cette huile de coco sur mes gambettes. Silence un peu gênant.

Bref, l’huile de coco c’est ouf comme c’est bon, bien et beau, et avoir sa bouteille home-made c’est encore plus le top. D’autres méthodes existent pour la réaliser soi-même, notamment sans avoir à la chauffer, j’ai testé mais pour l’instant rien de concluant. Affaire à suivre…

 

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